
Pourquoi la question « le bonheur est-il un choix » revient si souvent aujourd’hui ?
Peut-être parce que les actualités, le climat ambiant, tout joue sur un truc super puissant : la peur. Et ça vient activer des schémas instinctifs, notre cerveau reptilien nous ordonne de fuir, ou nous planquer, face à une situation inconfortable ou dangereuse pour notre équilibre.
La bonne nouvelle ? C’est qu’on a aussi un super pouvoir. Celui de décider. De choisir. Grâce à des connexions dans notre cerveau qui nous permettent de prendre du recul, et rediriger notre énergie là où on en a besoin pour avancer vers notre monde meilleur.
Si vous avez tendance à vous sentir malheureux, oppressé, coincé, à avoir du mal à faire des choix, cet article fait la promesse de vous éclairer. Pour sortir de la nuit noire, et découvrir que vous êtes capable d’avancer.
Le bonheur est un choix : qu’est-ce que cela veut vraiment dire ?
Sur ce sujet, plusieurs notions viennent se confronter. Les émotions, les réactions, la satisfaction (fugace) VS le bonheur (plus durable). Sachant que ce dernier peut s’installer en multipliant les actions satisfaisantes…
Si cette question m’interpelle, et me questionne, justement, c’est parce que je pose le constat que, à chercher le bonheur, on est vite tenté de trouver un responsable extérieur quand il n’arrive pas, ou quand il est piétiné.
« C’est parce qu’il m’a quittée » ; « C’est parce que je n’aime pas mon corps » ; « C’est parce que cette personne est désagréable »…
Ces situations existent ; aucun doute là-dessus ! En revanche, elles ne sont qu’une partie seulement de notre réalité. Celle que notre cerveau émotionnel voit, dans son faisceau étroit, parce qu’il est programmé comme ça. Il vous donne l’explication la plus plausible à votre état, en fonction de votre vécu, votre expérience.
C’est d’ailleurs ce qui se passe aussi quand vous freinez des quatre fers face à une nouvelle relation, par peur de souffrir à nouveau, si c’est ce que vous avez déjà vécu.
La bonne nouvelle, c’est que vous n’êtes pas condamné à regarder par cette petite lorgnette ! C’est là qu’on se dirige vers la notion des choix, et comment ils peuvent élargir doucement mais sûrement ce champ de vision, et des possibles.
Le bonheur est un choix, mais pas un interrupteur magique. Il ne s’active pas tout seul, il faut appuyer dessus 😉.
Ce qui ne dépend pas de nous : accepter la part d’imprévisible
Un soupçon de philosophie stoïcienne
Qu’est-ce qu’elle raconte celle-là ? 🤔
Dans « stoïcien », il y a « stoïque ». Mais attention, il ne s’agit pas de rester immobile face à ce qui nous arrive, et à tout encaisser sans rien dire. En revanche, il est question de faire la part des choses entre ce qui arrive et qu’on ne peut pas changer, et ce que l’on décide de faire (ou pas) en conséquence. Vous percevez la nuance ?
Un certain Marc-Aurèle a dit : “Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer celles que je peux changer et la sagesse de distinguer les premières des secondes.”
Et cela concerne autant les événements, les pertes, que les choix des autres.
Faire la part des choses : ou comment reprendre le pouvoir sur notre vie
Eh oui, parce que tout vient de là. Une fois que vous êtes capable d’observer une situation avec ce recul, vous êtes en capacité d’identifier plusieurs possibilités. Si vous n’y arrivez pas tout seul, un regard extérieur, professionnel ou non, peut s’avérer utile.
Bien sûr, c’est un processus. Vous avez le droit, et c’est même parfaitement normal, d’avoir une réaction de rejet, de peur, d’incompréhension, face à ce qui vous arrive. Quand on vit un deuil, il y a bien plusieurs étapes, à commencer par le Déni (on refuse cette nouvelle réalité), puis l’Acceptation (bon, c’est arrivé).
Ne cherchez pas à sauter les étapes, elles sont naturelles.
Quand j’ai perdu mon chien, mort brutalement sous mes yeux, d’une détresse respiratoire dont la cause n’a jamais été identifiée, ç’a été violent. J’étais dans un entre deux étranges, où je lui parlais sur le chemin du vétérinaire, alors que j’avais déjà compris qu’il était parti.
Ce sont les jours suivants, avec son absence, qui m’ont fait réellement réaliser, puis accepter (je n’avais pas le choix, c’était un fait, je ne pouvais plus le contrôler…). Ce que j’ai fait, pendant cette période, et pendant un certain temps ? En parler. À des proches très compréhensifs. Pleurer, quand ça avait besoin de sortir. Et puis, peu à peu, faire mienne cette nouvelle réalité. Et pleurer de moins en moins. Et choisir de profiter des moindres petits bonheurs qui ont suivi, et de réaliser que j’avais de la chance de les vivre. Un superbe week end avec des copains, dans des paysages sublimes. Un après-midi en famille…
Tout ça pour dire qu’il n’y a pas de règle sur le temps que ça dure. En revanche, sachez que la porte de sortie de ce tunnel existe. Elle vous attend, au bout. Par contre elle ne va pas forcément s’ouvrir toute seule, il va falloir l’actionner… Go chercher l’attitude qui vous y aidera ?
Le pouvoir de notre regard : l’impact de notre angle de vue et nos décisions sur notre bonheur
Changer de regard : du « pourquoi moi ? » au « qu’est-ce que j’en fais ? »
Un bon exemple est ce qui arrive à Alys, dans « Les Oiseaux naissent pour s’envoler ». Sans tout vous dévoiler, je peux vous dire qu’elle est confrontée à une situation inattendue en deuxième partie de roman. Une situation qui ne dépend pas d’elle puisqu’elle est liée à la décision de Joran, l’autre personnage principal. Elle pourrait donc se demander « pourquoi je dois subir ça ? »
Dans cette partie, j’invite le lecteur à s’interroger sur ce point. À se mettre à la place de chacun des deux personnages, sans discrimination. Et accepter de regarder en face des points de vue peut-être différent du leur. Serez-vous capable de vous dire : peu importe ce que j’aurais fait moi, je ne suis pas eux ? Et Alys n’est pas Joran. Alys en revanche, a eu le choix d’agir de plusieurs manières différentes face à cette situation. Et elle a choisi celle qui lui apportait le plus de sérénité et, d’une certaine manière, sa puissance, son pouvoir. Parce qu’elle en avait besoin pour continuer.
Et vous, de quoi avez-vous besoin, au fond ?
Et si on était responsable de notre bonheur (ou notre malheur) ?
Vous avez les cartes en main. Peut-être pas celles que vous voudriez, mais ça, c’est la vie. Parfois la main est bonne, parfois moins, mais comme dans une partie, ça peut changer à tout moment.
Mais regardez, je vous propose une situation et deux façons de réagir, et derrière, d’agir :
« Ok, j’ai un jeu pourri. Ça, je n’y peux rien. C’est la merde, je pose tout et je me barre ».
« Je joue quand même, et on verra bien ? »
Dans le 1er cas, c’est sûr que vous ne saurez jamais ce qui aurait pu se passer. Vous avez choisi, même si c’est par dépit, d’abandonner, de passer votre tour.
Dans le second, vous avez opté pour le « Et si ? ». Vous avez choisi l’espoir. Peut-être que ça restera pourri, peut-être pas. Mais vous avez pris la responsabilité de tenter le coup. Et ça, c’est exactement ce qui se passe dans n’importe quelle situation de notre vie. Et c’est aussi ce qui peut vous amener à aller vers « du mieux ».
Je ne le dirai jamais assez : ne restez pas seul pour faire face à une situation difficile. Un soutien, proche ou extérieur, peut réellement vous apporter la force qui peut manquer dans la phase « réactive ». En revanche, la seule personne qui peut décider d’avancer ou non, c’est vous. J’en parle aussi dans cet article sur notre capacité à être heureux par nos propres moyens.
Comment commencer à faire du bonheur un choix au quotidien ?
Et si vous commenciez à prendre conscience de ce qui vous rend heureux ? Peu importe la définition que vous en faite, c’est la vôtre. Si c’est de manger une bonne viennoiserie le matin, pourquoi pas ! Si c’est d’écouter les oiseaux chanter par la fenêtre, allons-y !
Et n’hésitez pas à noter ces moments de bonheur, dans un petit carnet. Aussi courts et fugaces soient-ils. Ils comptent. En les relisant de temps en temps, ils vous arracheront peut-être un sourire, et vous les apprécierez encore plus la prochaine fois !
Et maintenant à l’inverse, identifiez les moments qui vous contrarient, vous rendent tristes, ne vous font pas du bien.
Qu’est-ce qui vous affecte ? Et comment, avec vos moyens, et sans causer de tort à qui que ce soit, vous pourriez ramener un peu plus de légèreté et de bonheur à cette situation ?
C’est un réel effort à faire, mais en même temps, qui a dit que la vie était facile ? Pas moi !
En revanche, c’est simple, sur le papier (à vous d’en faire une réalité, petit à petit, en commençant par des situations pas trop lourdes).
Allez, par exemple : il a fait très froid chez moi aujourd’hui, et bon sang que c’était piquant !! 🥶 Ça, je ne peux rien y faire, tout comme le fait d’aller bosser dans ces conditions. MAIS, c’était l’occasion de ressortir ma grosse écharpe toute douce, et je savais qu’une fois chez ma cliente, j’allais être au chaud !
Voilà, rien de plus exceptionnel, mais c’est tout de même un choix que de trouver du positif à cette situation, et améliorer ma perception de ce qui peut paraître, au premier abord, négatif !
Conclusion
Cette question de la place des choix dans notre bonheur, elle peut piquer, titiller, interpeller. Et diviser. Et je n’ai pas de certitude absolue sur ce sujet comme sur le reste. Seulement des convictions, un certain point de vue, mais que je suis prête à faire évoluer à la lumière d’autres éléments. Et c’est ça que je trouve passionnant. Apprendre, confronter, dans la bienveillance, pour qu’au final chacun trouve son propre équilibre tout en respectant celui des autres.
Parce que, spoiler alert : on ne sera JAMAIS tous d’accord. Ça aussi, c’est un fait ! Et je ne peux pas le changer. En revanche, je peux agir sur ma façon de partager sur certains sujets, en invitant à la réflexion, et à la responsabilisation.
Je ne le répéterai jamais assez, mais les professionnels de santé sont là pour vous accompagner dans vos moments de détresse si vous en ressentez le besoin, même infime. N’hésitez pas quand il s’agit de votre bien-être ! Vous êtes la personne la plus importante de votre vie…
Si vous avez des expériences ou avis à me partager, je serai ravie de vous lire. En attendant, portez-vous bien !
Un article passionnant, je suis aussi convaincue qu’on peut être l’artisan.ne de son propre bonheur/malheur.
Et j’ai été très touchée par l’histoire à propos de ton chien. 💙
Oh merci beaucoup Nathalie ! Il y a tellement à dire sur ce sujet, je pourrais le creuser plus encore, pour sûr ! Ravie qu’il t’ait parlé, et merci pour ton soutien !