
J’en parle ici, les bandes-annonces de livres sont utilisées par les auteurs autoédités, qui gèrent donc leur promotion, mais aussi par les maisons d’édition, comme choix marketing pour certains titres. Oui, carrément ! Et non, ça n’est pas réservé à une élite.
Quand j’ai commencé à envisager le mien, pour Les Oiseaux naissent pour s’envoler (mon 1er roman), j’étais presque intimidée. Mais j’ai vite compris, en le faisant, en me replongeant dans l’histoire avec l’œil de la vidéaste, que j’avais toute légitimité à avoir mon propre booktrailer.
Car c’est un outil de communication et de promotion de mon livre, mais c’est aussi une manière de lui rendre hommage. De donner vie à une ambiance et un univers, qui se cachent derrière les lignes de mon roman, en faisant danser des images et des sons, des musiques, choisis avec soin.
Parfois, cela reste très sommaire, et fait en quelques clics. Une image ou un fond vidéo, l’affichage du livre, et d’une ou deux phrases d’accroche. Est-ce que cela peut s’appeler un booktrailer ? J’ai un doute, mais passons.Je vous explique comment vous pouvez procéder pour faire une bande-annonce à la hauteur du livre sur lequel vous avez tant travaillé qu’il serait dommage de ne pas le rendre visible.
La planification du booktrailer
Condenser une histoire de 200, 300 pages, ou plus, en quelques secondes, ça n’est pas rien. D’ailleurs, en matière de format, je vous conseille de ne pas dépasser 1’30, ce qui est déjà bien long pour une attention utilisateur moyenne bien plus basse, en général. L’idéal est de partir d’un synopsis de votre livre. Vous l’avez peut-être déjà écrit si vous avez envoyé votre manuscrit à des maisons d’édition ? Si non, c’est une sorte de synthèse de votre livre, plus longue que le résumé, et sans suspense.
Il s’agit d’un déroulé chronologique qui permet de connaître en une page l’essence de l’histoire, et ce que l’on va trouver à travers les pages, avec les éléments clés de l’intrigue.
Là, on pose les bases, on prépare le terrain pour être efficace. Avec le genre du livre, vous avez aussi certainement identifié votre public cible. C’est mieux, pour aiguiller la direction artistique du clip vidéo.
Moi, j’ai un lectorat féminin, plutôt de 35 à 65 ans. Une histoire qui explore des thèmes profonds, qui invite au questionnement. Il fallait que mon booktrailer soit à cette image. De la suggestion, de la lenteur, et des images qui plongent tout de suite dans l’environnement du roman.
Les éléments clés du book trailer
Des visuels impactants
Maintenant que vous avez déterminé la direction du voyage, c’est parti, on embarque !
Vous savez quoi chercher et dans quel format, alors il n’y a « plus qu’à ». Mais ce « plus qu’à » peut prendre un certain temps, selon votre niveau d’exigence. En même temps, c’est ce qui va déterminer une grande partie de l’impact de votre book trailer, alors pas question de se précipiter !
Des bases de données comme Pixabay, Shutterstock pour les plus connus, avec des rush gratuits ou payants, vérifiez bien les conditions pour chacun. Petite note : même si vous utilisez des médias libres de droits, gratuits ou payants, la mention de ces sources est souhaitable, pour faire honneur au travail de leurs auteurs. Pensez-y ! J’avoue, je ne l’ai pas fait pour le mien, mais je prends désormais le temps de mentionner à minima la plateforme utilisée (si je veux éviter des citations à rallonge en fin de film).
Il se trouve que j’ai aussi ma propre base de données vidéos, que j’utilise donc parfois quand le sujet s’y prête. Très pratique, même si elle se constitue dans le temps, et qu’à moins d’aller tourner moi-même un plan dont j’ai envie ou besoin… On en revient aux moyens ! C’est pour cela que j’anticipe avec ce stock perso.
S’il y a des effets spéciaux ou du texte, l’aspect technique peut d’autant plus rentrer en compte pour un rendu à la hauteur de vos exigences. Mais n’oubliez pas que parfois la simplicité paye davantage, le « toujours plus » peut parfois vous faire du tort ! Résultat imparfait, temps passé pas si bien utilisé…
Enfin, choisissez aussi une typologie adaptée à l’univers de votre film, si vous placez des textes. Moi je n’utilise pas cette méthode puisque je préfère sortir ma casquette d’autrice : j’écris sur papier un texte puis je l’enregistre en voix off, que j’ajoute au montage.
C’est ma petite touche sensible et poétique !

Les effets sonores et musiques
Qui dit vidéo, dit son ! Comme pour les images, l’audio se choisit avec soin. Mais comme vous avez pensé à tout en amont, vous devriez déjà savoir ce que vous cherchez. Allez, courage, vous avez bientôt tout réuni pour faire un top montage ! Une ou plusieurs musiques de fond, quelques effets sonores, de quoi plonger tout de suite là où vous voulez emmener le futur lecteur.
Et la partie voix off fait partie intégrante des éléments à monter. Car si j’enregistre d’une traite de préférence, j’ajuste ensuite chaque bout de phrase pour que tout tombe comme je le souhaite.
Les étapes de la réalisation de votre bande-annonce de livre
Conception du concept, ou pré-production
Les choix artistiques
Avant de se lancer dans le vif du sujet, il vaut mieux savoir où on va. Bah oui, on ne balance pas des ingrédients dans un saladier sans savoir quelle recette on veut faire, non ?
Avoir en tête la version que l’on veut raconter, ce sur quoi vous voulez mettre l’accent, c’est ce qui va orienter toute la ligne de votre vidéo.
Vous pouvez préparer ce que l’on appelle un storyboard. Le déroulé très synthétique et plus ou moins imagé des scènes que vous allez enchaîner. C’est très pratique pour voir d’un coup d’oeil si vous avez pensé à tout, ou pas.
Personnellement, c’est particulier mais j’aime bien créer aussi en fonction de ma « matière première » (mon côté artiste rebelle…) Je ne me lance pas dans la production directement au hasard, bien sûr, mais je sais que je vais affiner mes choix artistiques à l’étape de production. J’en parle plus loin, c’est possible quand on travaille sur des rush vidéos libre de droit. En revanche, si vous avez du tournage de prévu, mieux vaut savoir quoi filmer, parce qu’une fois fait, pas de retour en arrière possible !
Quel format ?
Ça peut vous guider vers les images à rechercher. En portrait ou en paysage : c’est à vous de voir, selon le support sur lequel vous souhaitez le diffuser. Personnellement, je pars du principe qu’il y a plus de chances de l’utiliser pour les réseaux sociaux, aujourd’hui. C’est ce que j’ai fait pour le mien.
J’ai donc travaillé sur des rush verticaux, mais j’ai prévu le coup pour l’adapter. J’ai en effet créé une version paysage en ajoutant un effet de flou pour remplacer les bandes noires qui apparaissent quand on visualise une vidéo en format vertical sur un écran d’ordinateur (plus adapté à l’horizontal).
Je trouve que ça n’enlève rien à l’élégance du rendu final, ça donne même un certain charme.
Il est parfois possible de passer d’un format à l’autre, en redimensionnant un peu les rush, mais ça ne convient pas à tous les plans. Les gros plans, ou plans très encombrés (foule…) horizontaux ne vont pas pouvoir être adaptés en vertical, par exemple.
Réfléchissez donc bien à cet aspect avant de vous lancer.
En tout cas, moi j’ai choisi dans ma formule de base de proposer la version portrait + la version paysage avec fonds latéraux floutés. Les autres options, je les traite au cas par cas en fonction des demandes.
La production
En réalité, le tournage est optionnel. Ce n’est évidemment pas la même organisation logistique, temps de travail, et donc tarif !
Je ne vais donc pas nécessairement m’attarder là-dessus, mais sur sa version tout aussi intéressante de la vidéo de présentation d’un livre : à partir de vidéos libres de droit (j’en ai parlé un peu plus haut).
Pour réaliser des tournages sur d’autres projets, je préfère néanmoins toujours prévoir plus que pas assez. Par exemple, quand j’ai fait le reportage pour la vidéo signature du domaine des Templiers, j’ai pris plusieurs plans d’un des exploitants sur son tracteur, mais je n’ai pas tout utilisé ensuite. Certains diront peut-être que je travaille à l’envers, mais peu importe, n’est-ce pas le résultat qui compte ?
Montage, ou post-production : avec quel logiciel ?
Personnellement j’utilise OpenShot video editor. Je l’apprécie pour sa complétude, sa gratuité, et je finalise avec Canva (version payante), pour ajouter les sous-titres automatiques et les éditer en fin de processus éditorial.

Il existe d’autres logiciels de montage vidéo, avec parfois leur version application pour téléphone ; à vous de voir, et même d’essayer ! Filmora, Power Director, ce sont ceux que j’avais regardé pour ma part, mais vous pouvez consulter des articles de comparaisons pour vous aider à faire votre choix.
Attention à Capcut, très connu et pratique. Ils ont récemment changé leurs conditions d’utilisation, et se permettent désormais de garder en mémoire TOUTES vos créations, même si vous ne les diffusez pas, pour les utiliser à leur guise. Les petits fourbes. Le bruit engendré sur les réseaux les amènera peut-être à réviser leur position très border line d’un point de vue juridique, mais en attendant, sachez-le !
Selon les fonctionnalités, vous allez pouvoir réaliser des transitions ou ajouter des effets à vos séquences.
Et ensuite ? La diffusion de votre présentation vidéo
Là, tout dépend de vos canaux de diffusion. On en a parlé un peu plus haut par rapport au choix du format, mais vous pouvez, sur le principe, diffuser votre booktrailer sur de nombreux supports. Voici quelques exemples :
- Réseaux sociaux (Instagram, Tiktok, Facebook, X…) ; d’ailleurs, si la publication marche bien, vous pouvez peut-être envisager de la booster par un budget publicitaire et obtenir davantage de vues ou de clics vers le lien de votre choix ;
- Site internet, si vous en avez un ;
- Chaîne youtube ;
- Tablette ou cadre photo numérique, pour des projections en continu lors de salons littéraires.
Et je pense que la seule limite à en trouver d’autres, c’est votre imagination !
Conclusion
Alors, ça vous a mis l’eau à la bouche ? Avouez, c’est quand même tentant de réaliser une bande-annonce pour son propre livre, non ? Personnellement, je n’aurais jamais osé seulement y penser, et pourtant. Quelle joie de l’avoir, et de la voir ! Vous avez juste à décider de vous l’offrir.

C’est pour ça que j’ai déployé cette offre de réalisation de votre booktrailer. Pour que d’autres auteurs aient cette chance, de donner envie de lire leur livre à ceux qui ne le connaissent pas.
C’est tout de même un outil sacrément différenciant et audacieux pour faire sa promotion. Et tous les auteurs en ont fait l’expérience : à moins de s’appeler Virginie Grimaldi ou Guillaume Musso, les livres ne se vendent pas tout seuls !
À vous de choisir les chances que vous voulez lui donner. Et si vous voulez qu’on discute de votre projet, c’est ici que ça se passe, ou là pour prendre un rdv visio gratuit directement !
Je ne sais pas vous, mais moi j’ai hâte de donner vie à de nouvelles histoires grâce à ce format qui déchire !