Comment vendre son livre : exemple de promotion d’un livre en autoédition

stand qui présente Les Oiseaux naissent pour s'envoler lors d'un salon du livre

L’autoédition, le choix de la liberté mais aussi un défi pour vendre son livre?

En 2019, 20% des livres déposés sur la BnF (l’endroit où tu dois faire le dépôt légal, avec un ISBN si tu le commercialises), venaient d’auteurs autoédités. Quelques années en arrière, c’était seulement 1 sur 10. Un choix de plus en plus répandu chez les auteurs de moins de 30 ans. Bon, j’ai plus de 30 ans, mais j’en fais aussi partie, et je le revendique fièrement !

Faire ce choix (car oui, c’est bien un choix), implique une responsabilité forte dans le processus d’édition en lui-même, mais pas seulement. Parce que l’édition, ce n’est qu’une toute petite partie de l’aventure.

Une fois que le livre existe, en livre numérique ou imprimé, peu importe quel format tu choisis, si tu veux qu’il rayonne, comme toi quand tu as annoncé que tu publiais ton livre, tu as une mission : assurer sa promotion !

La bonne nouvelle : c’est toi le patron. La moins bonne (quoique, puisque c’est un choix !)… c’est toi le patron ! Ce qui veut dire que les résultats de tes ventes vont dépendre en grande partie des moyens que tu déploies.

Allez, pas de panique, on passe en revue les moyens à ta disposition.

Comprendre les enjeux de la promotion des auteurs autoédités

Si tu as décidé de publier ton livre, on ne va pas se mentir, c’est que tu souhaites en vendre ! Et vendre un livre, c’est vendre une partie de soi, n’ayons pas peur de le dire. Et ça, c’est effrayant.

Offrir à la lecture ce bébé que tu as mis des mois à écrire, c’est exposer ses idées, ses pensées, ses rêves. Même si c’est une fiction. Car on met toujours un peu de soi dans nos livres. 

Alors voilà. Vendre son livre en ligne ou en direct, ça touche à ce que beaucoup d’entre nous n’aimons pas faire : se mettre en avant. Pourtant, il y a des tas de manières de le faire, il suffit de trouver celle qui te correspond !

Je suis passée par là. J’ai écrit, d’abord, par réelle envie, besoin, de donner vie à une histoire, infusée de sentiments personnels, à travers des personnages fictifs. Puis j’ai pensé plus grand. Parce que je sais que ce roman peut apporter plus qu’un peu d’évasion à ceux qui le liront.

Alors j’ai pris mes responsabilités, et j’ai commencé à prendre des décisions pour vendre mon livre. En direct, en ligne, en e-book ou en livre papier, les possibilités sont nombreuses. Mais quel que soit ton choix, il y a un incontournable : la promotion. Déjà que même les auteurs édités par des maisons d’édition doivent parfois prendre le relais (oups), là, la question ne se pose pas. Pas de promo, pas de ventes.

Si tu deviens ton éditeur, tu deviens aussi ton promoteur. La bonne nouvelle ? Tout est possible !

Alors voyons quelles formes peut prendre ce « tout ».

Publier, ok ; poser les bases d’une stratégie de vente efficace… tout un programme !

Identifier son public cible et ses canaux privilégiés

Si tu écris de la romance pour ado, tu auras peut-être plus intérêt à être sur Tiktok, quand si tu écris de la non-fiction, des réseaux comme Linkedin, Facebook ou Instagram, seront peut-être plus porteurs.

Un point important tout de même : se renseigner sur où sont tes lecteurs, mais tu auras à trouver ton juste milieu à toi selon tes affinités. Si tu fais un blocage avec un réseau, bah soit tu peux creuser pour mieux le comprendre et te réconcilier avec, soit tu peux utiliser ta créativité pour trouver un autre média qui te correspondra mieux ET qui servira ta communication.

Définir des objectifs réalistes de vente et de visibilité

Toutes les actions n’ont pas le même impact. Que veux-tu faire ? Augmenter ton audience ? Privilégier la qualité des contacts ? En fonction de l’objectif quantitatif et qualitatif que TU te fixes, tes choix et tes priorités ne seront pas les mêmes. Cependant, garde une chose en tête.

Contrairement à ce que les tendances donnent envie de croire, mieux vaut une communauté de 100 followers qui kiffent ce que tu fais, que 10000 qui ne font que liker sans rien acheter.

Raisonne en professionnel de l’écriture. Tu es auteur.e, autrice ; il est temps de l’assumer ! Et de choisir une stratégie qui peut te mener vers tes objectifs. J’ai relancé l’impression de 200 exemplaires de mon 1er roman, c’est bien parce que j’ai l’intention de faire pas mal de salons, puisque j’aime ça, et que c’est ce qui me permet d’en vendre le plus !

En tout cas, je te rassure, ça n’a pas été une évidence pour moi, hein ! Mais aujourd’hui j’en parle, parce que oui, j’ai écrit un roman, il est chouette, j’en suis fière, et en plus il plait !

Créer une identité visuelle et narrative cohérente autour de son livre

On arrive à un point important de la promotion d’un livre : le visuel. Outre celui de la couverture, il y a le tien. Oui, en tant qu’auteur, si tu as une direction artistique bien identifiée, tu vas :

  •  Attirer les bons lecteurs plus facilement et directement ;
  •  Créer une attente pour ton contenu bien spécifique ;
  •  Fidéliser ceux qui vont accrocher avec tes choix artistiques.

Tu peux travailler ça toi-même, ou faire appel à un community manager spécialisé. Certains proposent des solutions hybrides, en conseillant mais sans faire à ta place. Ça peut être une bonne solution pour les plus petit budget tout en offrant un regard extérieur et professionnel sur ton travail !

En réalité, je pense que c’est un subtil mélange de cadrage stratégique, et surtout, de personnalité. Oui, la tienne ! Oublie les modèles tout faits, ça ne trompe plus : vus et revus, les posts que tout le monde fait ne t’aideront pas à vendre ton bouquin. Au lieu de gaspiller ton énergie et ta motivation, laisse parler ta flamme, ta sensibilité, ta vérité.

C’est ça qui attirera les bonnes personnes à toi. Parce que c’est ça qui compte, et qui marche sur le long terme.

Quels sont les leviers de promotion d’un livre autoédité

Les plateformes en ligne : Amazon kdp, fnac, kobo et autres

Je n’irai pas dans le détail de ces solutions qui sont déjà traitées en long, en large et en diagonale par des tas d’autres articles.

Regarde ce qui se fait, et fais les bons choix pour TOI, ton projet, pas « ce qui se fait ». Personnellement, j’ai par exemple choisi de ne pas faire référencer mon livre sur toutes les librairies en ligne car cela avait un coût que je savais ne pas rentabiliser dans l’immédiat, ni même sur une année. À moins de vendre des dizaines d’exemplaires par mois.

Et pourtant, cela n’empêche pas que l’on trouve mon livre si on tape mon nom ou son titre sur Google : sur Amazon, ou sur mon site.

Parce que la vérité, c’est que ce n’est pas parce qu’il est chez Cultura ou la Fnac qu’il va se vendre tout seul. Encore une fois, c’est TON travail de promotion qui va faire la différence.

Les avis de lecteurs et critiques littéraires comme preuves sociales

Les avis des lecteurs, c’est précieux. Ça bichonne l’ego, déjà (quand ils sont bons), et surtout, ça rassure les autres potentiels lecteurs. Mais là encore, ça ne se fera pas tout seul. Tu auras peut-être à relancer (gentiment) tes lecteurs pour qu’ils pensent à te laisser un avis, en ligne ou sur un post. J’ai aussi fait appel à des comptes Instagram bénévoles qui proposaient des chroniques littéraires gratuites en échange de l’envoi de la version ebook.

Ma petite astuce : dans les remerciements de mon livre, j’ai ajouté une invitation bienveillante à me laisser un avis en ligne. Tu peux aussi imprimer des petits papiers avec ce message imprimé, en guise de rappel, à glisser entre les pages des exemplaires que tu vends !

Les salons, dédicaces et événements pour aller à la rencontre du public

Mes préférés, comme je l’ai dit, car c’est là que je vends le plus, clairement. Et j’aime ça, rencontrer les lecteurs, échanger quelques mots, et les voir prendre la décision d’acheter mon livre, parce qu’il leur a parlé.

Tout le monde n’aime pas ça, et ce n’est pas toujours rentable. Encore une fois, à tester ! Renseigne-toi chaque année sur les dates à venir dans le secteur qui t’intéresse. J’y ai aussi fait des chouettes rencontres d’autres auteurs.

Tu peux aussi voir avec les libraires indépendants pour des dédicaces ; certains aiment bien organiser ce genre d’événement. Tous n’acceptent pas de recevoir des auteurs autoédités, mais c’est au cas par cas.

L’impact des formats visuels et immersifs

Pourquoi l’image et la vidéo marquent davantage les lecteurs

Parce qu’ils parlent tout de suite à nos sens. Ils interpellent, captent plus facilement l’attention que les seuls mots. En revanche, on en revient à l’importance de la direction artistique. L’esthétique compte, eh oui, on n’y échappe pas.

Sois honnête, toi aussi, tu achètes d’abord avec les yeux, non ?

Et qu’est-ce qui te fait dire « Oh mais j’ai trop envie de voir ce film ! »… Sa bande-annonce, bingo ! Format court, musique d’ambiance bien choisie, images percutantes… Tout ce qu’il faut pour te plonger direct dans le film que tu as maintenant très envie de voir.

Eh bien son rôle est le même, voire plus important encore, pour un livre. Pourquoi ? Parce que le booktrailer transforme un support écrit en film immersif. Il rend vivant un support inerte. Un excellent moyen de donner envie d’en savoir un peu plus et… d’acheter !

Le booktrailer, une bande-annonce littéraire pour donner vie à son livre

Quand j’ai commencé à réfléchir à mon booktrailer, je me suis demandé ce que je voulais. La réponse : raconter l’histoire de mon histoire. Simple, mais important à formuler. À partir de là, j’ai créé le film de mon livre (classe, hein ?), je t’en parle d’ailleurs ici avec mes conseils pour faire ton booktrailer.

Je trouve que ça apporte vraiment quelque chose en plus. Alors oui, il y a toujours la question de la durée : 1 minute 30, c’est une éternité dans le monde de la vidéo en ligne… Si tu as peur, tu peux aussi imaginer un format condensé, autour de 30 secondes ou un peu plus.

Je pense que chaque livre a quelque chose à raconter, autrement qu’avec des mots. C’est clairement un moyen de promouvoir son livre qui a de l’avenir, selon moi. Alors oui, c’est à minima du temps, et sinon un budget.

Mais souviens-toi, en devenant ton propre éditeur, tu es aussi devenu ton propre promoteur, prescripteur, et meilleur vendeur de ton propre livre. À toi de voir comment tu souhaites endosser cette (belle) responsabilité.

Une fois créé, ton booktrailer a une vrai durabilité ! Tu peux le montrer pendant des salons, en créer une version plus courte selon le média où tu veux le diffuser.

Conclusion

Publier son livre, c’est vraiment une belle aventure. Pas forcément facile, mais en même temps, ce qui est beau se mérite, non ? Et pouvoir vendre et distribuer son roman, son guide, son essai, peu importe le style littéraire, et partager son univers avec d’autres personnes, ça a quand même une saveur particulière.

Alors retiens que tu peux combiner plusieurs canaux pour toucher ton lectorat, et que quoiqu’il arrive, avec un livre en auto-édition, la balle est dans ton camp. Et ça, c’est une sacrée force !

Et surtout, mon conseil le plus bienveillant : ose bon sang ! Sois fier.e de ton livre, essaie des choses, pour savoir ce qui marche le mieux, pour toi et pour lui. Proposer ton livre est un cadeau, pas un fardeau.

Et si tu es tenté.e par mon approche créative et immersive du booktrailer, tu sais où me trouver pour en discuter !

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